A retenir

Dès le 1er septembre , la facturation électronique deviendra obligatoire pour les entreprises

Cependant, la conformité réglementaire ne garantit pas que tout se déroule sans accroc

Nos experts proposent un décryptage des principaux risques susceptibles d’émerger après l’entrée en vigueur de la réforme

Dès le 1er septembre , la facturation électronique deviendra obligatoire pour les entreprises. 

Cependant, la conformité réglementaire ne garantit pas que tout se déroule sans accroc. L’expérience des pays ayant déjà mis en œuvre une réforme de facturation électronique l’a démontré : rejets de factures, données erronées, dysfonctionnements techniques... des incidents peuvent se produire au moment de la bascule.

Nos experts proposent un décryptage des principaux risques susceptibles d’émerger après l’entrée en vigueur de la réforme, ainsi que des leviers permettant d’en limiter les impacts et de sécuriser durablement les processus de facturation.
 

Les risques opérationnels immédiats après l’entrée en vigueur  

Une augmentation probable des rejets des factures

Au démarrage de la réforme, les Schematron (schéma de contrôle légal) entraîneront des rejets en cas d’anomalie de construction du fichier XML. De plus, contrôles automatisés des plateformes agréées vont monter en intensité. 

 

 Concrètement,  toute erreur de format, de calcul ou d’identification du client donnera lieu à un rejet immédiat.

 

Les retours d’expériences ont montré que les anomalies concernent principalement l’identifiant du client, les formats non conformes et les incohérences de TVA. 

Une hausse des rejets au cours des premières semaines ou premiers mois,  est donc non seulement probable, mais quasiment inévitable.

 

Les conséquences opérationnelles d’un rejet sur la chaine de facturation

Un rejet interrompt immédiatement le flux : la facture n’est pas transmise au client, les délais de paiement s’allongent et les équipes doivent corriger en urgence, risque de créer un goulot d’étranglement. 

Ces rejets  impliquent ainsi soit une correction du flux , soit son  « recyclage » du flux. Il peut nécessiter l’émission d’un avoir interne ou d’une facture rectificative pour corriger l’anomalie.

L’accumulation de ces conséquences peut rapidement se traduire par une surcharge opérationnelle, des retards et une pression accrue sur la trésorerie.

 

La qualité des données, condition de stabilité des flux 

Des exigences accrues en matière de format, structure et calcul

Chaque facture doit respecter un format strict et des mentions obligatoires vérifiées par les contrôles automatisés des plateformes agréées.

L’identification de l’adresse de facturation via l’annuaire est également décisive : une donnée obsolète ou mal renseignée suffit à provoquer un rejet. 

Si l’entreprise émettrice ne dispose pas de la bonne information ou de la granularité adéquate (Siren, Siret ou code service) pour cibler précisément la “maille” attendue, la facture ne pourra pas être acheminée correctement et pourra être refusée. 

 

Inscrire la qualité des flux dans un dispositif de pilotage durable 

Stabiliser les flux ne se limite pas à corriger des erreurs : les entreprises doivent instaurer un pilotage continu de la donnée. L’écosystème créé par la réforme impose une gouvernance solide, un suivi régulier des anomalies et une mise à jour permanente des référentiels.

 

Autrement dit : la qualité des données doit devenir un réflexe collectif, et non  une action ponctuelle

 

Sécuriser la phase post-bascule : diagnostic, remédiation et pilotage 

Identifier et analyser les causes des rejets/incidents

Dans les jours suivant l’entrée en vigueur de la réforme, la priorité sera d’isoler rapidement les causes des rejets. 

Les plateformes agréées offriront une traçabilité complète des statuts, permettant d’identifier l’origine précise de chaque incident : 

  • erreurs de format ;
  • incohérences de calcul ;
  • ou encore données incomplètes.
     

Un diagnostic rapide et structuré est indispensable pour éviter la surcharge et corriger les anomalies à la source.

 

Mettre en œuvre des mesures correctrices opérationnelles

Une fois les causes identifiées, les entreprises devront déployer sans attendre des mesures correctrices : 

  • mise à jour des systèmes et/ou des référentiels,
  • renforcement des contrôles pré émission
  • ou formation des équipes. 

La réforme crée un écosystème numérique exigeant, dans lequel chaque maillon – données, outils, plateformes – doit être parfaitement aligné.

L’instauration d’un pilotage régulier des rejets et d’une boucle d’amélioration continue sera essentielle pour stabiliser durablement les flux, notamment à l’approche de la généralisation de l’obligation d’émission en 2027. 

 

La facturation électronique marque un tournant structurant pour les entreprises : montée en charge des contrôles, exigences de qualité de données, pilotage continu des flux… La phase post bascule sera décisive pour absorber les ajustements techniques et opérationnels inévitables, tout en préservant la fluidité de la chaîne de facturation.

Dans ce contexte, disposer d’un appui solide fait la différence. Nous aidons les entreprises à anticiper les risques, diagnostiquer les causes de rejets, fiabiliser leurs référentiels et construire un dispositif de pilotage durable. 

Notre rôle : sécuriser la transition, stabiliser les processus et permettre aux sociétés de franchir cette étape réglementaire en confiance et en maîtrise.

À l’approche du 1er septembre 2026, l’entrée en vigueur de la facturation électronique obligatoire constitue un enjeu majeur pour les entreprises. Si la conformité réglementaire est indispensable, elle ne garantit pas à elle seule la fluidité des flux après la bascule. L’expérience des pays ayant déjà mis en œuvre cette réforme montre qu’une phase d’ajustement peut générer des rejets de factures, des anomalies de données ou des perturbations opérationnelles.

RSM France propose un accompagnement flash dédié à la sécurisation de cette phase post-réforme. Notre intervention repose sur un diagnostic ciblé des processus et des flux de facturation, l’identification des risques de non-conformité et l’analyse des causes potentielles de rejets ou d’incidents.

Nous formulons des recommandations opérationnelles et un plan d’actions priorisé afin de fiabiliser les données, limiter les impacts financiers et organisationnels et inscrire la qualité des flux dans un dispositif de pilotage durable.

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